Une forte demande en recherche médicale et agronomique
La souris et les autres modèles principaux d’EFOR (pour la liste : barre du menu, onglet « Organismes modèles », premier menu déroulant) sont des modèles privilégiés en recherche, et sont développés et soutenus depuis plusieurs années. L’objet d’EFOR n’est pas un simple renforcement du soutien dans ce domaine.
En santé, les biotechnologies permettant d’obtenir des lignées spécialisées d’animaux pour servir de modèles à une pathologie sont en essor constant. Ces lignées constituent le socle de criblages à haut débit : techniques visant à étudier et à identifier des molécules aux propriétés nouvelles, biologiquement actives et de les tester in vitro sur du matériel issu de ces lignées. Ainsi, la combinaison de ces lignées modèles et de ces techniques visent au développement de nouveaux médicaments pour les pathologies majeures ou pour des maladies rares. Il est à noter qu'en plus de ces lignées spécialisées, de nombreuses espèces initialement utilisées à des fins agronomiques, constituent aujourd'hui d’excellents modèles pour des questions à vocation biomédicale.
Les motivations dans le domaine agronomique sont différentes : les modèles animaux et végétaux simplifient l’identification des mécanismes moléculaires modifiant les différents caractères dits de rendement (qualité de la viande, du lait, etc.) et facilitent l’adaptation aux variations du climat (sécheresse) et du biotope (résistance à la salinité), ainsi qu'aux pathologies.

Une demande sociétale encourage l’utilisation d’organismes modèles simples et moins soumis aux pressions réglementaires
Aujourd'hui, de nombreux groupes de réflexion sur l'utilisation des mammifères en recherche biologique permettent d'améliorer le bien-être animal en instaurant de nouvelles réglementations :
- En toxicologie, le règlement européen REACH (Registration, Evaluation, Authorisation and restriction of CHemical substances) recommande de développer des méthodes alternatives à une expérimentation in vivo centrée sur les mammifères,
- Un projet de directive doit réglementer la protection des vertébrés utilisés à des fins de recherche et d’essais,
- Au niveau national, un GIS dédié au recensement des méthodes alternatives dans ce domaine (adresse WEB) et à leur validation dans les procédures d’essais a été mis en place.
- A l’issue des rencontres « animal et société » organisées par le ministère de l’agriculture en Mai 2008, le ministère de la recherche a souhaité recenser les méthodes existant et les moyens mis en œuvre pour les développer.

La substitution d’une espèce dite « peu sensible » à une espèce sensible constitue l’alternative la plus classique : au plan éthique, il est plus apprécié d’effectuer chez différentes espèces non mammifères, voire non vertébrés des cribles de molécules pour rechercher des nouveaux médicaments ou pour en caractériser les effets toxiques. Bien que la notion d’espèce sensible reste majoritairement subjective et émotionnelle, surtout lorsque l’on évoque les carnivores domestiques, il existe une différence objective : certaines espèces modèles sont moins contraignantes que d’autres en terme d’environnement expérimental et de charges administratives, et elles sont donc de plus en plus utilisées.

Une demande en forte augmentation en post-génomique, biologie intégrative et biologie des systèmes

Ces dernières années, la bioinformatique et la modélisation (méthodes in silico) ont connu un essor important. Dans ce cadre, les organismes modèles offrent de nouvelles perspectives de validation in vivo d’expériences in silico. Certains organismes simples offrent un faible coût de maintien, favorisant les approches à grande échelle.

Une forte augmentation du nombre d’espèces et de lignées d’organismes modèles utilisés
La diversification des familles de protéines ciblées, des tissus concernés (muscles, gonades, système nerveux, fleur, méristèmes, etc.) ou des fonctions affectées (résistance aux médicaments ou à la salinité, tumorigenèse, etc.) a entraîné l’augmentation du nombre d’espèces modèles utilisées, chacune ayant des spécificités biologiques adaptées à une question particulière. A ce jour, EFOR recense plus de trente espèces animales, et une vingtaine d’espèces végétales classées en quatre groupes (onglet « Organismes modèles » sur la barre du menu).
 
 
8th annual meeting EFOR network, May 2nd and 3rd 2017
2nd - 3rd of May 2017
EFOR - Réseau d'´Étude Fonctionnelle chez les ORganismes modèles
Colloque OPAL : Place des méthodes de remplacement en expérimentation biologique
CRISPOR: guideRNAs DESIGNER TOOL CRISPR/Cas9 Gene Editing
New plasmids for CRISPR/Cas9-mediated knock-in in zebrafish
The CRISPR Revolution
Place alternative methods in biological experimentation
Guidance on the environmental risk assessment of genetically modified animals
CRISPR Cas9: A novel approach to genetic engineering
Fish brain successfully transparized (clarity method) by the Tefor Core Facility
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