Experts
Claire
ROGEL-GAILLARD
claire.rogel-gaillard@jouy.inra.fr
INRA/AgroParisTech, UMR1313, Laboratoire de Génétique Animale et Biologie Intégrative, équipe INRA-CEA Génétique Immunité Santé, Jouy-en-Josas
Geneviève
JOLIVET
genevieve.jolivet@jouy.inra.fr
UMR 1198 INRA-CNRS-ENVA, Biologie du Développement et Reproduction, Jouy-en-Josas
Véronique
DURANTHON
veronique.duranthon@jouy.inra.fr
UMR 1198 INRA-CNRS-ENVA, Biologie du Développement et Reproduction, Jouy-en-Josas
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Introduction
L’espèce lapin (Oryctolagus Cuniculus) est apparue dans la péninsule ibérique au milieu du Pléistocène. Sa domestication est récente (premières sélections au moyen-âge) et c’est l’une des rares espèces de mammifère qui coexiste à l’état sauvage et domestiqué. Environ 90 races pures de lapin sont référencées et représentent des mutants naturels pour des caractères multiples. Outre son exploitation comme animal d’intérêt économique, le lapin est également un modèle de laboratoire et de recherche biomédicale : il est prolifique, de petite taille et vit dans des conditions d’élevage facilement contrôlables. La physiologie du lapin est bien décrite et, chez cette espèce, la réponse immunologique aux antigènes est excellente, permettant la production d’anticorps spécifiques. Des souches porteuses de mutations diverses et des souches issues des nombreuses races sélectionnées sont disponibles pour mener des études génétiques. En recherche biomédicale, le lapin est exploité pour des études de toxicologie et constitue un bon modèle pour la chirurgie expérimentale. Sur le plan de la bio-ingénierie, des protéines recombinantes sont produites commercialement. Le premier clonage de lapin à partir de cellules adultes a été rapporté en 2002, clonage reproduit depuis par plusieurs équipes. Actuellement, des recherches actives sont menées pour produire des cellules souches embryonnaires de lapin qui ouvriraient de grandes possibilités en recherche fondamentale. Enfin, le lapin est considéré comme un modèle plus représentatif de la plupart des mammifères que ne l’est la souris, pour étudier les premières étapes du développement : en particulier la période d’activation transcriptionnelle du génome embryonnaire et de la gastrulation. Plus tard, la structure de son placenta et son métabolisme lipidique en font un modèle pertinent de l’homme pour analyser les phénomènes de programmation fœtale. Le lapin est également considéré comme une espèce remarquable pour étudier les processus de domestication et les signatures génétiques qui y sont associées.
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