Experts
Laurent
TIRET
k9ncl@vet-alfort.fr
UMR955 INRA-ENVA Génétique moléculaire et cellulaire, Maisons-Alfort
Catherine
ANDRE
k9ncl@vet-alfort.fr
UMR 6061 - CNRS- Université de Rennes 1 Marie ABITBOL
Disciplines
Infrastructures
Databases
Bibliography
Resources
Introduction
Le Chien provient de la domestication du Loup et toutes les races actuelles, bien que résultant de croisements différents, partagent des ancêtres communs et récents. Avec plus de 350 races répertoriées, le Chien est l’espèce de mammifère qui possède la plus grande diversité morphologique et comportementale. Cette diversité tient à la dynamique génomique du Chien entretenue par l’action sélective initiée par l’Homme depuis un siècle. L’intention a toujours été de favoriser la fixation de critères anatomiques, esthétiques ou fonctionnels très différents afin de répondre aux attentes variées des propriétaires. Il existe ainsi des races spécialisées pour la chasse, la garde, le transport, d’autres sont par exemple entretenues pour leur aptitude à la garde des troupeaux. Les pratiques récentes d’élevage ont surtout mis l’accent sur l’utilisation quasi systématique de quelques étalons champions (effet fondateur), la sélection stricte de leurs descendants et l’usage répété de la consanguinité (barrière raciale) pour fixer rapidement les caractères recherchés. Cela a conduit à accroître l’homogénéité génétique des individus au sein d’une même race tout en maintenant une diversité inter-raciale. Au bilan, la population canine est aujourd’hui constituée de nombreuses races aux racines communes dont chacune peut être considérée, au plan génétique, comme un isolat propice aux analyses génétiques. Ces analyses sont rendues possibles par l’existence d’un polymorphisme intra- et inter-racial découlant du mécanisme de dérive génétique. Parallèlement à la sélection de ces caractères désirés, des caractères invisibles à la naissance et préjudiciables à la santé des animaux ont été fixés de façon non intentionnelle. Ces allèles ont été involontairement co-sélectionnés car ils se trouvaient physiquement proches des allèles gouvernant les caractères désirés. Le patrimoine génétique actuel de chaque race canine contient donc un panel d’allèles délétères, ou des combinaisons non adéquates d’allèles, responsables de dysfonctionnements organiques. Ainsi, des centaines de maladies héréditaires monogéniques ou complexes sont recensées chez le Chien. Dans l’immense majorité des cas, elles sont identiques à celles décrites chez l’Homme et sont donc d’excellents modèles physiopathologiques. Depuis la fin des années 90, le Chien s’est ainsi imposé comme modèle de choix pour l’identification des allèles responsables de l’extrême variabilité phénotypique observée dans cette espèce, qu’elle soit de nature physiologique ou pathologique. Depuis 2005, cette identification a été grandement facilitée par la mise à disposition de la communauté scientifique de la séquence complète du génome canin, ainsi que par l’organisation des filières et laboratoires concernés en groupes d’études et consortiums internationaux.
Reproduction
General
Tools